OMD N°2 : Assurer l’éducation primaire pour tous

Article paru dans le Luxemburger Wort le 11 septembre 2010

L’éducation constitue un droit fondamental, repris dans la « Déclaration universelle des droits de l’homme » et dans la « Convention relative aux droits de l’enfant ». L’éducation fait également partie des 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’objectif 2 stipulant de donner d’ici 2015 à tous les enfants du monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.
Au cours des dix années passées, des progrès sensibles ont été accomplis. Beaucoup de pays ont enregistré des progrès remarquables en ce qui concerne le nombre d’enfants scolarisés et la réduction de l’inégalité entre les garçons et les filles dans le domaine de l’éducation.
Les données récentes font état d’une diminution du nombre d’enfants non scolarisés : de 106 millions en 1999 à 69 millions en 2008* (cf. UN MDG Report 2010). Près de la moitié de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne et près d’un tiers en Asie du sud. Parmi les élèves qui se sont inscrits à l’école, des millions l’abandonnent sans avoir acquis les compétences de base. Par ailleurs, dans de nombreux pays, les ratios élèves/enseignant sont trop grands et la pénurie d’enseignants est sévère.
Dans bien de pays des obstacles à la scolarisation tels que la pauvreté, le travail des enfants, le SIDA, les conflits armés et les catastrophes naturelles continuent de menacer les progrès de la scolarisation et les taux d’achèvement des études.
Comme la réalisation de l’OMD2 contribue à la réduction de la pauvreté et de la mortalité infantile, le défi, aujourd’hui, est à la fois d’élargir l’accès aux 69 millions d’enfants exclus et d’assurer une éducation primaire de qualité. Cet objectif ne peut être atteint que si tous les Etats prennent les mesures nécessaires pour assurer que le droit à l’éducation soit pleinement mis en œuvre afin que tous les enfants, y compris les enfants appartenant aux groupes vulnérables (enfants des zones rurales, enfants issus de ménages pauvres, enfants de groupes ethniques minoritaires, enfants réfugiés et déplacés), puissent en bénéficier.

Abolir les frais de scolarité
Les frais de scolarité, particulièrement accablants pour les familles frappées par les conflits, la famine et le SIDA, empêchent beaucoup d’enfants de fréquenter l’école. Certains pays, dont le Burundi et la Tanzanie ont aboli les frais de scolarité avec des résultats plus qu’encourageants. Les taux de scolarisation de ces-derniers ont triplé respectivement doublé aux cours des dix dernières années.

Atteindre les enfants exclus et renforcer l’éducation des filles
Des efforts particuliers devront être entrepris pour atteindre les enfants marginalisés et les filles. Il faut donc entre autre renforcer l’éducation des enfants appartenant aux groupes ethniques minoritaires en formant suffisamment d’enseignants capables d’enseigner dans les langues minoritaires, promouvoir l’éducation multilingue, garantir des infrastructures adéquates surtout dans les zones rurales et les régions ravagées par la guerre et mettre en place des cantines scolaires pour motiver les parents d’envoyer leurs enfants à l’école.

Améliorer la qualité de l’éducation et augmenter les investissements dans l’éducation
La qualité de l’éducation est souvent au cœur des préoccupations des familles et contribue à stimuler la demande d’éducation. Il faut donc améliorer progressivement la qualité de la formation de base des enseignants et encourager la formation continue, les réformes des programmes scolaires et les méthodes d’apprentissage interactif. De plus les dépenses publiques pour l’éducation devront augmenter afin de faire progresser l’efficacité du système éducatif (au moins 5% du PIB).

*ce chiffre peut augmenter jusqu’à 93 millions si les taux de présence sont pris en compte

UNICEF et SOS Villages d’Enfants Monde

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